Le 10 septembre devait être une date historique.
La révolte fiscale des Français. Le cri du peuple contre un État glouton. La fin du silence de ceux qu’on appelle hypocritement «contribuables» mais qui sont, en vérité, des esclaves modernes.
Car oui, chaque jour, Nicolas — ce Français moyen, celui qui se lève tôt, qui bosse, qui cotise — travaille gratuitement pour nourrir un État insatiable. On lui prend son temps, son salaire, sa sueur. On lui prend même ses jours fériés, jusqu’à celui qui commémore la victoire contre le nazisme, ce totalitarisme qui voulait justement briser notre liberté.
Ce 10 septembre devait être celui de Nicolas, celui des travailleurs, celui de tous ceux qui donnent sans compter. Un moment de vérité : assez de payer toujours plus, assez de subir les leçons de morale de ceux qui vivent des subsides publics.
Mais que s’est-il passé ?
Au lieu de l’élan populaire, au lieu de l’unité, la gauche a flairé l’opportunité. Les vieux appareils, les groupuscules syndicaux, les professionnels de la manifestation ont confisqué cette colère. Ils ont transformé un cri de liberté en une mascarade de slogans. Ils ont repris le 10 septembre comme on vole une fête au peuple.
Et Nicolas ?
Toujours pressuré, toujours culpabilisé. On lui pique son argent, on lui vole son indignation, et maintenant on l’invite à défiler derrière ceux qui ont bâti l’État obèse qui l’écrase. C’est l’ironie absolue : Nicolas paye… et il doit en plus applaudir ceux qui l’ont mis à genoux.
Le 10 septembre aurait dû marquer le ras-le-bol fiscal des Français. Il est devenu la démonstration de la force d’appropriation d’une gauche qui ne produit rien mais sait toujours récupérer.
Alors, à tous les Nicolas de France, à tous ceux qui donnent et qu’on méprise, je le dis avec force : ce combat n’est pas terminé.
Car le vrai 10 septembre n’a pas encore eu lieu.
Louis