La chute du mur ne tombera pas en novembre cette année, mais peut-être dès le 8 septembre. François Bayrou, Premier ministre, va jouer gros : il demandera aux députés de lui accorder leur confiance.
[NDLR : un vote de confiance est un vote lors duquel les députés décident de maintenir ou non le gouvernement en place.]
Depuis des mois, les sondages le répètent : Bayrou est le Premier ministre le plus impopulaire de la Ve République. Ses appels au rassemblement n’ont pas trouvé d’écho. Loin de l’unité, il se retrouve isolé, fragilisé, et désormais contraint de miser son avenir politique sur un seul vote.
Les partis disent non
Le PS, le RN et LFI ont déjà annoncé leur refus. Une alliance de circonstances qui dessine un front commun contre Matignon. Dans les couloirs du Palais Bourbon, le climat est électrique : beaucoup voient dans ce vote l’occasion de tourner la page Bayrou.
Mais la partie ne s’arrête pas là. Si l’Assemblée désavoue Bayrou, l’exécutif pourrait riposter par une dissolution. Un scénario qui renverrait la balle au peuple et plongerait la rentrée politique dans l’inconnu. Dissolution ou survie : l’issue reste incertaine.
Septembre s’annonce donc décisif : soit Bayrou réussit son pari, soit il ouvre malgré lui une nouvelle séquence politique dont l’issue reste imprévisible. Une chose est sûre : le mois de septembre ne sera pas une simple rentrée, mais un tournant de la Ve République.