Barricades, pavés arrachés, cris qui déchirent l’air. Paris brûle dans la ferveur d’une utopie qui se croit invincible.
Mars–Mai 1871. La Commune de Paris.

Paris se soulève contre le gouvernement installé à Versailles. Les Communards promettent égalité, autogestion, abolition de la propriété : des rêves séduisants, mais irréalistes. Ils prennent le contrôle de la ville, édicte des règles, construisent des barricades. L’utopie est en marche.
Mais le concret rattrape rapidement l’idéalisme. Les communes organisées à la hâte manquent de ressources. Les décisions improvisées provoquent chaos et pénuries. La sécurité disparaît, la discipline est absente, et les divisions internes affaiblissent la résistance.
L’idéologie ne nourrit pas les hommes. Elle les épuise.
Le gouvernement de Versailles, dirigé par Adolphe Thiers, envoie l’armée pour reprendre la capitale. La Semaine sanglante débute le 21 mai : l’armée reprend chaque rue, chaque quartier, par la force. Les combats sont féroces, les civils pris dans le feu, et les exécutions sommaires se multiplient. Paris n’est plus une ville : c’est un champ de ruines et de corps.
Ce n’est pas un affrontement gauche contre droite au sens large. C’est l’État central qui réprime une insurrection révolutionnaire. Les Communards idéologiquement collectivistes, séduits par leurs rêves égalitaires, sont écrasés par la réalité militaire et logistique.
La Commune enseigne ceci : les utopies collectivistes séduisent, mais échouent toujours face au concret. La liberté et la responsabilité individuelle ne peuvent être remplacées par des décrets et des barricades. Une société durable naît de l’initiative, du mérite et du courage de chacun, pas d’un rêve imposé.



