Royaume-Uni : droite déboussolée, peuple en désenchantement

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Huit ans après le Brexit, le Royaume-Uni n’a toujours pas retrouvé sa boussole. Trahison des promesses souverainistes, explosion migratoire, effondrement des Tories : les élites tournent en rond. Le pays réel gronde.

Par la rédaction de Soleil Levant

Une alternance molle, une rupture inachevée

En juillet 2024, Keir Starmer gagne les élections. Pas un triomphe idéologique : un rejet massif des conservateurs. Quatorze ans de pouvoir, et les Tories n’ont pas assumé le Brexit. Londres et Bruxelles conciliés, le fond sacrifié pour la forme. Résultat : le pays est libre juridiquement, mais paralysé politiquement.

La droite britannique en ruines

Les Tories, laminés en 2024. Divisés, vidés de leur substance. Nigel Farage revient avec Reform UK, incarnation de la colère populaire. Mais sans percée majeure, le mouvement reste protestataire. Les Midlands et le Nord, anciens bastions travaillistes conquis en 2019, montrent une désillusion totale. Frontières promises ? Non. Prospérité espérée ? Non.

Immigration : promesses trahies

Take back control. Mais 1,2 million de migrants légaux en 2023, record historique. Traversées illégales de la Manche en hausse. Projet de déportation au Rwanda bloqué. Slogans agitent, actions concrètes absentes. Starmer continue. L’opinion gronde : 72 % estiment que le pays a perdu le contrôle.

Économie et État : fragilisés

Croissance faible (+0,4 % en 2024). NHS au bord de l’effondrement. Écoles publiques en déclin. Insécurité urbaine en hausse. Le Royaume-Uni n’est pas ruiné, mais vidé. Ce n’est pas la chute qui inquiète : c’est le déclin silencieux.

Une nation en quête de cap

Le Royaume-Uni devient un avertissement pour la droite européenne. Gagner sans cap, c’est perdre dans la durée. Les conservateurs ont trahi le Brexit. Les souverainistes ne se sont pas unis. Les travaillistes reviennent portés par le vide.

Mais l’Angleterre profonde n’a pas dit son dernier mot. Elle attend une droite claire, enracinée, qui parle aux oubliés de Birmingham, Sunderland, Hull. Une droite qui assume le Brexit comme une chance, pas un fardeau.

Leçon : reconstruire ou disparaître

Le Royaume-Uni n’est pas mort. Mais son système politique est épuisé. Monarchie debout, Parlement affaibli. Les partis se succèdent. Le pays n’avance plus. L’Europe observe. La leçon est simple : le peuple peut briser les chaînes, mais seule une droite forte peut construire l’après.

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