Une nuit glaciale. Des foules qui s’agglutinent. Des mains qui frappent contre un mur de béton. Puis le fracas des marteaux, le bruit de la pierre qui cède, et des cris de joie qui traversent l’Europe.
9 novembre 1989. Berlin.

Le Mur tombe. Pendant près de trente ans, il a séparé l’Est et l’Ouest, divisé des familles, coupé une nation en deux. À l’Est, le socialisme d’État promettait égalité et justice ; en réalité, il apportait pénuries, files d’attente et surveillance. À l’Ouest, la prospérité libérale transformait l’Allemagne en moteur économique.
Cette nuit-là, ce n’est pas seulement un mur qui s’effondre. C’est une idéologie entière qui s’écroule. Le collectivisme imposé par la force n’a pas résisté à la soif de liberté. Les citoyens de l’Est ne réclamaient pas plus de slogans, mais plus de pain, plus de dignité, plus de choix.
Le béton craque toujours face à la liberté.
Le Mur de Berlin rappelle que les régimes qui veulent contrôler la vie, l’économie et l’esprit des hommes finissent toujours par tomber. L’initiative individuelle, la responsabilité et la liberté économique triomphent tôt ou tard des chaînes idéologiques.
1989 enseigne ceci : une nation n’est forte que quand ses citoyens sont libres. Les murs peuvent enfermer les corps, mais jamais l’esprit.



