Face au chaos régional, l’UDR propose un retour aux provinces

Date:

Alors que les critiques contre la réforme territoriale de 2015 s’intensifient, l’Union des Droites pour la République (UDR) avance une proposition radicale : supprimer les régions, les départements et les métropoles, pour revenir à une France organisée en provinces enracinées, efficaces et plus proches du terrain.

Une réforme de rupture, que certains accusent de recentraliser l’État, mais que l’UDR défend comme une réponse de clarté et de cohérence.

Entretien avec Alexandre Saradjian, vice président des Jeunes UDR, et témoignage de terrain avec Théo, militant mosellan.

Par la rédaction de Soleil Levant

« Cette réforme vise à rapprocher l’administration des citoyens »

Entretien intégral avec Alexandre Saradjean

Soleil Levant : La suppression des régions et le retour aux provinces implique une refonte complète de l’organisation territoriale. Comment garantir que cette transition ne crée pas un chaos administratif et budgétaire ?

Alexandre Saradjian :
Cette réforme ne se fera pas du jour au lendemain, il y aura une période de transition. L’objectif est de recentraliser les missions au niveau des provinces, qui, par leur proximité avec les citoyens, sont plus aptes à gérer efficacement les besoins locaux. Par exemple, les Agences Régionales de Santé (ARS), aujourd’hui gérées par les régions, pourraient être transférées à des agences départementales, plus proches du terrain.

L’objectif n’est pas de créer un chaos administratif, mais de simplifier l’organisation. Nous voulons supprimer les doublons, relocaliser certaines missions et rendre l’administration plus efficace. Oui, il y aura des ajustements au début, mais c’est une évolution nécessaire, pas une révolution.

Soleil Levant : Certains disent que cette réforme recentraliserait encore plus le pouvoir à Paris. Comment réponds-tu à ceux qui affirment que les provinces deviendront des coquilles vides ?

Alexandre Saradjian :

Non, cette réforme ne recentralise pas le pouvoir. Elle renforce le pouvoir local en créant des provinces qui reprendront les compétences des régions et départements. Ces provinces ne seront pas des coquilles vides, bien au contraire. Elles auront des responsabilités claires et renforceront l’action publique sur le terrain.

Les communes restent au cœur du dispositif, et les métropoles continueront d’exister. L’État, quant à lui, conservera ses compétences à l’échelle nationale. Nous ne revenons pas à un système jacobin, mais nous organisons une structure plus efficace, plus proche des citoyens.

Soleil Levant : Et pour l’UDR, quelle est la vision globale derrière cette réforme ?

Alexandre Sardjian :
L’UDR propose une réforme pragmatique qui vise à donner plus de pouvoir local tout en simplifiant la gestion administrative. Nous souhaitons une France où les responsabilités sont mieux réparties, où les provinces sont plus efficaces tout en restant ancrées dans leurs réalités locales. Cette réforme vise à renforcer l’autonomie des collectivités locales, tout en permettant à l’État de mieux se concentrer sur ses missions essentielles.

Nous ne parlons pas ici d’une réforme qui déshabille l’administration locale pour remplir Paris. Nous parlons d’une réforme qui renforce le pouvoir local tout en optimisant la gestion publique pour qu’elle soit plus efficace.

À terme, l’idée est de créer un « département de l’efficacité » en France, inspiré du modèle du doge aux États-Unis. Cela permettrait une meilleure structuration de l’administration publique, visant à optimiser les ressources et à rendre l’État plus réactif, tout en maintenant un équilibre entre les différents niveaux de gouvernance.

« La province, c’est la clarté contre le chaos »

Témoignage de Théo, militant UDR en Moselle

Soleil Levant : Pourquoi l’UDR pense que la suppression des régions pourrait être une solution efficace ? Qu’est-ce qui vous fait dire que c’est la direction à prendre ?

Théo :
Les régions, départements et métropoles contribuent à une complexification accrue du paysage administratif français.

L’UDR, pour faire face à ce millefeuille territorial, propose de supprimer ces trois entités au bénéfice d’une seule : la Province. Ce système permet de regrouper les compétences de ces trois niveaux aujourd’hui dispersés, afin de réduire les chevauchements tout en tenant compte des spécificités locales.

Une réforme de rupture assumée

Avec cette réforme, l’Union des Droites pour la République veut sortir du modèle hérité des années 1980, et revenir à une forme d’organisation plus lisible, plus enracinée, plus efficace.

Plutôt que de maintenir des structures vides de sens, l’UDR propose une clarification du pouvoir local, une réduction des coûts, et un réarmement stratégique de l’action publique sur le terrain.

LAISSER UN COMMENTAIRE

S'il vous plaît entrez votre commentaire!
S'il vous plaît entrez votre nom ici

Share post:

Subscribe

spot_imgspot_img

Popular

More like this
Related

Machiavel, l’amour et la manipulation

Il y a plus de cinq siècles, Niccolò Machiavel...

Les “oubliés de la République” : des mines de Lorraine aux gilets jaunes

Il y a un siècle, les mines de Lorraine...

Les empires numériques : Google, Xi Jinping et l’illusion du choix

Par la rédaction de Soleil Levant Dans le monde d’aujourd’hui,...

Chapitre 3 – Les ombres de Forbach

La pluie avait transformé les rues de Forbach en...