Sous le mandat de Jeanne Barseghian, les chiffres explosent — et les illusions aussi.
« Demain commence aujourd’hui », proclamait la maire écologiste en 2020. Aujourd’hui, c’est surtout le désenchantement qui commence. Alors que l’état d’urgence climatique était déclaré et que les trottoirs se repeignaient en vert, l’urgence sociale s’installait en silence.
Par la rédaction de Soleil Levant
Des chiffres qui donnent froid dans le dos
89 % de sans-abri depuis son élection : 286 personnes en 2020, plus de 500 aujourd’hui.
52 % de taxe foncière en dix ans : la fiscalité continue de grimper, étranglant les classes moyennes. Les bases d’imposition explosent, sans que les services suivent.
« On taxe plus, on parle plus — mais on aide moins. »
Le quotidien que personne ne montre
Hiver 2025. Parc Eugène Imbs, quartier de la Montagne Verte.
200 personnes, dont 80 enfants, vivent sous des tentes détrempées. Pas d’eau potable. Pas de chauffage. Des douches accessibles après des heures d’attente. Des repas distribués par des bénévoles.
« J’aimerais juste un toit pour dormir et me sentir en sécurité. »
— Témoignage d’une jeune femme évacuée
Le 11 février 2025, le campement est évacué par la police sur décision du tribunal administratif. Résultat : déplacement dans des gymnases, aucune solution durable. Et l’oubli.
Pendant ce temps, ailleurs…
Pendant qu’on installe des pistes cyclables dernier cri,
Des enfants dorment sur des cartons.
Pendant qu’on repeint les places publiques,
Des familles supplient pour une douche chaude.
À Strasbourg, on a su repeindre les trottoirs. On a juste oublié d’écouter les rues.
Une majorité qui se fissure
Aujourd’hui, les alliés désertent. Socialistes, centristes, même écologistes : la maison verte se désagrège.
La majorité municipale est fracturée. Jean-Philippe Vetter (LR) tend la main à tous ceux qui veulent en finir avec cette gestion.
Strasbourg voulait sauver la planète. Elle a oublié de sauver ses habitants.



