Au cœur de la transition énergétique, les petits réacteurs nucléaires modulaires (SMR) suscitent un intérêt croissant. Ces réacteurs de taille réduite promettent de produire une énergie propre, plus sûre et plus flexible que les centrales nucléaires traditionnelles.

Les SMR sont conçus pour être fabriqués en usine et installés sur site, ce qui réduit le temps et le coût de construction. Leur puissance est généralement inférieure à 300 MW, soit beaucoup moins que les grandes centrales actuelles, mais suffisante pour alimenter des villes moyennes, des sites industriels ou des installations isolées.
L’avantage principal réside dans la sécurité : les SMR utilisent des systèmes passifs de refroidissement et des conceptions simplifiées qui diminuent les risques d’accident. Leur modularité permet aussi de les adapter selon les besoins, en ajoutant des modules supplémentaires si la demande augmente.
Dans le monde, plusieurs projets avancent rapidement : aux États-Unis, NuScale Power a obtenu l’autorisation de son réacteur SMR par la Nuclear Regulatory Commission, avec une mise en service prévue vers 2030. Au Royaume-Uni, des investissements publics soutiennent le développement de plusieurs projets pilotes. Même des pays comme l’Ouzbékistan construisent leurs premiers SMR pour diversifier leur production énergétique.
Si les défis restent nombreux — coûts de production, acceptation publique et réglementation — les SMR représentent une réelle opportunité pour produire une énergie nucléaire sûre, flexible et décarbonée, adaptée au XXIᵉ siècle.



