Les PFAS, surnommés « produits chimiques éternels », sont utilisés depuis des décennies dans des objets du quotidien : poêles antiadhésives, emballages alimentaires ou mousses anti-incendie. Ces substances chimiques sont très persistantes, dans l’environnement comme dans le corps humain.

Aux États-Unis, une étude a révélé que 98 % des cours d’eau testés contiennent des PFAS, surtout en aval des stations d’épuration ou des zones industrielles. En Europe, certaines eaux minérales présentent des concentrations jusqu’à 32 fois supérieures aux limites autorisées.
Ces polluants ont des effets sérieux sur la santé : cancers du rein et des testicules, troubles hormonaux, problèmes de foie ou du système immunitaire. Chaque année, des milliers de cas de maladies graves sont liés à la contamination de l’eau par les PFAS.
Face à cette menace, plusieurs actions sont mises en place. En Californie, certaines poêles et emballages contenant des PFAS seront interdits d’ici 2030. En France, la ville de Saint-Louis a limité la consommation d’eau du robinet pour certaines populations après la détection de PFAS, liés notamment aux mousses anti-incendie de l’aéroport de Bâle-Mulhouse.
Les PFAS illustrent un problème majeur : des polluants invisibles mais omniprésents, qui nécessitent des mesures pour protéger l’eau que nous buvons et notre santé.



