Le savoir sous surveillance

Date:

La Chine interdit désormais aux influenceurs de parler de médecine, d’économie ou de droit sans diplôme reconnu. Une décision qui scandalise les Occidentaux, mais qui pose une question que nous esquivons : faut-il tout autoriser à dire, même quand on ne sait rien ?

Sous prétexte de liberté, nos sociétés ont aboli la hiérarchie du savoir. Le médecin est contredit par le blogueur, l’historien par le vidéaste, l’expert par le premier venu. L’opinion s’est substituée à la connaissance. Nous avons confondu parole et compétence.

La Chine choisit le contrôle. L’Occident choisit le chaos. Entre les deux, il reste une voie : celle de la responsabilité.

La liberté d’expression ne vaut que si elle s’accompagne d’une exigence de vérité. Ce n’est pas la censure qu’il faut restaurer, mais l’autorité du savoir.

Car une civilisation ne meurt pas de se taire,
mais de parler sans savoir.

Louis

LAISSER UN COMMENTAIRE

S'il vous plaît entrez votre commentaire!
S'il vous plaît entrez votre nom ici

Share post:

Subscribe

spot_imgspot_img

Popular

More like this
Related

Machiavel, l’amour et la manipulation

Il y a plus de cinq siècles, Niccolò Machiavel...

Les “oubliés de la République” : des mines de Lorraine aux gilets jaunes

Il y a un siècle, les mines de Lorraine...

Les empires numériques : Google, Xi Jinping et l’illusion du choix

Par la rédaction de Soleil Levant Dans le monde d’aujourd’hui,...

Chapitre 3 – Les ombres de Forbach

La pluie avait transformé les rues de Forbach en...